Jésus disciple de Jean-Baptiste, lequel critique le Temple (le baptême pour le pardon des péchés, certes, mais alors à quoi sert le Temple où célébrer Yom Kippour) et cherche au désert la pureté du coeur pour sortir de l'Egypte spirituelle dans laquelle il trouve son pays occupés par les Romains païens polythéistes. Ce que font les Esséniens, eux aussi. Ce que Jésus commence par faire pour retrouver au bout de 40 jours la vie de tout un chacun dans les campagnes et les villes.

Jésus Pharisien dont il emprunte les formules, le goût pour la Loi discutée et ainsi rendue vivante, au contraire des Sadducéens attachés à la seule lettre de la Torah et au ritualisme. Ritualisme source de pouvoir des grands-prêtres puisque c'est au Temple seulement que Dieu réside et qu'ils en sont les zélés serviteurs.

Jésus condamné par les Sadducéens et les grands-prêtres et par la foule judéenne attachée au Temple dont il vient de chasser changeurs et animaux du sacrifice et dont il vient de surcroît d'interrompre les célébrations en empêchant que les vases soient transportés. Empêcher les célébrations, acte d'une portée symbolique insupportable pour le peuple rassemblé : où seraient remis nos péchés si l'on interromp les rites ?

Temple reconstruit par Hérode et flanqué de la forteresse Antonia ainsi nommée en hommage aux Romains, donc le détruire pour en reconstruire un plus pur était un projet pieux.

Les Pharisiens, courant seul survivant d'après 70, expulsent les Chrétiens de la Synagogue vers 80 et l'évangéliste Jean (Jean l'Ancien, Jean le Presbytre) explique ce schisme par la mécréance des Juifs. Sadducéens, grands-prêtres et foule judéenne hier, Pharisiens aujourd'hui, Jean les rassemble sous le même vocable, Juifs.