Odon, thérapeute psy par la provocation, restaurateur. Une vie intense, une intelligence à part.

"Chacun agit au mieux à tout instant, au mieux de ses possibilités à cet instant-ci."

"Retrouver l'empathie qu'on a perdu ? Oui, c'est possible."

"Le psy ne s'occupe pas de son patient. Il se met à sa disposition, afin que le patient voie dans le miroir tendu par le thérapeute l'image de son être-au-monde."

"Tendre un miroir bienveillant, certes, et aussi aimer l'autre. Être bienveillant n'est pas assez, ce serait rester passif. Aimer, c'est être passionné de l'autre."

"En psychologie, on ne pardonne pas. Chacun est propriétaire de sa propre souffrance. Le père qui a terrorisé son enfant est propriétaire de sa souffrance, de sa culpabilité à lui. L'enfant est propriétaire de sa terreur. Nul besoin de demander à l'autre une autorisation, une metanoïa, pour se mettre en route et traiter sa souffrance propre. A chacun de s'y mettre, hic et nunc."

Sauvé de la prostitution, de l'alcool et de la drogue par un regard aimant dans un compartiment de chemin de fer au cours d'un long voyage. Un prêtre regardant un jeune homme de 18 ans. Pas un mot échangé, mais un regard. Expérience de la grâce.

Le concept d'âme-groupe (Cf. la Kabale). Toute âme est en lien avec d'autres âmes, son sort et le leur sont liés.

Je crois qu'il y a un sens à tout ça, à ma vie, etc. Pour autant, je ne cherche pas à le connaître. Je ne suis pas Dieu. Savoir qu'il y a un sens me suffit. Je suis  Homme, à ma place. S'il n'y avait aucun sens à ce que nous vivons, il n'y aurait pas Dieu. Si je connaissais le sens qu'a ma vie, je serais Dieu.